"J'ai envie que ma peinture ait du sens, qu'elle ait une utilité, qu'elle fasse réfléchir...
Pourquoi ne pas parler de protection de l'environnement ?
Je pense que cela m'aiderait dans mon quotidien à modifier mon empreinte écologique "à la française".
Moi qui dois me faire violence pour couper l'eau de la douche, qui peste sur mon vélo et qui ne sais plus où stocker tous mes vêtements neufs... J'ai besoin d'intégrer du recyclage dans mon travail !
J'entame ainsi une série de collages de déchets qui abordera les thèmes de la biodiversité et du conflit territorial homme/animal."
Galerie de Cécile Piton
peinture contemporaine à Bordeaux
I should have known
Technique : Mixte
Disponible
"Mon intention artistique était d'essayer de traduire visuellement la chanson "I should have known" des Foo Fighters.
Cette chanson commence par une note stridente qui vient vers nous comme un flashback douloureux nous enveloppant. La mélodie s'installe doucement puis vient la voix de Dave Grohl rongée par l'émotion et le regret : "I should have known / J'aurais dû savoir".
Les paroles évoquent la perte de quelqu'un que l'on n'a pas aidé malgré les signaux de détresse et les remords qui s'en suivent.
Montée en puissance : on passe progressivement des gémissements à des hurlements ; le chanteur s'énervant de plus en plus contre lui-même, contre sa passivité à la conséquence fatale. On sent la plaie encore béante.
La tristesse se mêle à la rage formant une tempête d'instruments saturée, grunge. Le rythme s'accélère en une déferlante fracassante, destructive. "I cannot forgive you yet / Je ne peux pas encore te pardonner".
Puis le sprint stoppe tel un abandon ; on est à l'arrêt, haletant, alors que le décors s'enfuit, file sans nous. Je reste impuissant.
Vous pouvez écouter ce titre via ce lien.
J'ai travaillé violemment en écoutant en boucle cette chanson, au stylo bille et à l'encre. Puis je me suis tournée vers une technique beaucoup plus lente et minutieuse — la linogravure — afin de m'imprégner des parties plus calmes (mais néanmoins torturées) de la chanson.
J'ai choisi de représenter des mains car cette partie du corps offre une lecture des divers sentiments d'une personne quand bien même celle-ci ne souhaiterait pas se dévoiler par les mots."
Les paroles évoquent la perte de quelqu'un que l'on n'a pas aidé malgré les signaux de détresse et les remords qui s'en suivent.
Montée en puissance : on passe progressivement des gémissements à des hurlements ; le chanteur s'énervant de plus en plus contre lui-même, contre sa passivité à la conséquence fatale. On sent la plaie encore béante.
La tristesse se mêle à la rage formant une tempête d'instruments saturée, grunge. Le rythme s'accélère en une déferlante fracassante, destructive. "I cannot forgive you yet / Je ne peux pas encore te pardonner".
Puis le sprint stoppe tel un abandon ; on est à l'arrêt, haletant, alors que le décors s'enfuit, file sans nous. Je reste impuissant.
J'ai choisi de représenter des mains car cette partie du corps offre une lecture des divers sentiments d'une personne quand bien même celle-ci ne souhaiterait pas se dévoiler par les mots."
Travail en cours : linogravure
Puis, j'ai creusé cette dernière à l'aide de gouges. Pour faciliter le travail, on peut chauffer au préalable la plaque au sèche-cheveux pour ramollir la matière.
Il faut toujours garder en tête que la gouge peut déraper aussi ne faut-il jamais poser sa main libre dans la direction vers laquelle on creuse.
La linogravure est un travail long et fatigant pour les mains. Il ne faut pas hésiter à faire des pauses. J'avoue que je garde toujours une boîte de pansements près de moi car ma vigilance finit toujours par glisser ailleurs...
Exposition : Salon Art Divin
Sixième édition du salon Art Di'Vin
mercredi 9 mars 2011 de 18h à 23h à la Halle des Chartrons de BordeauxLe thème du salon Art Di'Vin consiste à mêler l'art et le vin.
Chaque grand château de Bordeaux est associé à des artistes locaux venus de divers horizons (sculpteur, graphiste, photographe, peintre) en créant un effet de synergie entre les deux entités.
Chaque grand château de Bordeaux est associé à des artistes locaux venus de divers horizons (sculpteur, graphiste, photographe, peintre) en créant un effet de synergie entre les deux entités.
« Dans mon métier de graphiste, mes clients attendent de moi
que je transmette leur message publicitaire. À l’inverse,
mon travail de peintre me permet librement d’exprimer
des émotions personnelles, de rester dans la vérité.
Ma peinture est souvent figurative mais tend vers l’abstraction,
se détachant du sujet pour se rapprocher des sensations. Je dévoile
ma perception de ce qui nous entoure et qui semble banal
au premier regard. En faisant appel à ce que ma mémoire garde
de plus beau, je cherche les couleurs qui oscillent dans la lumière, l’élan, l’effervescence dans un paysage.
Si ma toile vous évoque une mélodie, des flaveurs, si vous palpez
un souvenir, nous vibrons ensemble. »
Cécile Piton
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